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Enquête Salaires 1999
COMMENTAIRE 1) Nous estimons avec ce nombre disposer d'une représentation convenable de la population des juristes d'entreprise. La comparaison avec les trois dernières enquêtes de l'AFJE constitue si besoin était, par la cohérence qui s'en dégage, une auto-validation de cette nouvelle enquête (cf. courbes du tableau ci-après). Le nombre de réponses se répartit presque équitablement entre les hommes et les femmes (326 contre 293) tandis que l'Ile de France donne 70% des réponses; ce qui n'est guère surprenant. 2) L'impression générale qui se dégage de l'analyse est celle de la stabilité des rémunérations. Là aussi les courbes des enquêtes 1994, 96 et 99 sont éloquents. Force est de constater qu'en dépit d'un marché porteur, la rémunération des juristes n'a guère progressé. Les minimums pour les tranches d'âge situées dans la première moitié de la vie professionnelle seraient même en légère baisse alors que la durée des études s'allonge et que le nombre des diplômes augmente. 3) L'enquête met incidemment en exergue la féminisation croissante de la profession. Les femmes représentent 68% des réponses de la tranche d'âge 24/29 ans, 54% pour la tranche 30/34 ans. Les juristes d'entreprise masculins sont très largement majoritaires au-delà de 45 ans. Il est navrant de constater que la rémunération des femmes reste en moyenne inférieure à celle des hommes. Ceci étant, l'écart semble s'atténuer pour les jeunes générations (moins de 40 ans). On devrait, sous l'effet naturel du vieillissement, constater un glissement vers l'égalité tandis que les femmes occuperont de plus en plus souvent des postes de responsabilité dans l'organisation juridique des entraprises. 4) Sans surprise également le comparatif des rémunérations moyennes entre l'Ile de France et la Province; le différentiel semble avoisiner les 20%. 5) Les juristes des grandes entreprises bénéficient d'un salaire supérieur à ceux des PME (+20% en Province et +33% en Ile de France (279 KF contre 494 KF). 6) Surtout, l'enquête souligne une nouvelle fois l'extrême disparité des niveaux de rémunérations; il suffit de se reporter au mini/maxi de nos tableaux pour s'en convaincre. Les juristes d'entreprise gagneraient à ce que les écarts soient moins considérables.Ceci pourrait résulter de l'avènement d'une population plus homogène dans sa formation et dans les modes d'exercice de son métier. Ceci étant, il est permis de douter qu'on assiste à un tel mouvement. Il suffit de tourner le regard vers les avocats pour constater que les disparités de rémunérations y sont sans doute plus importants que chez les juristes d'entreprise. 7) Pour la première fois une enquête salaires chez les juristes d'entreprise s'est efforcée de "mesurer" les avantages constitués par les voitures et programmes de stocks option. 40% des juristes de plus de 50 ans bénéficient d'une voiture de fonction pour 25% des juristes dans les plus de 40 ans. L'examen des stocks option, phénomène somme toute assez récent, donne des résultats plutôt surprenant : Le quart des juristes de plus de 40 ans déclare bénéficier de stocks option. C'est sans doute un taux supérieur à ce que l'on pouvait penser. N.B. Les chiffres de notre enquête salaires sont à rapprocher de ceux que vient de publier le magazine "Challenges" dans son numéro de novembre 1999 (salaire des cadres).
Le nombre élevé d'entreprises de taille moyenne en Province constitue sans doute l'une des explications. Cet écart n'est bien sûr pas propre aux juristes et correspond également à un différentiel comparable du coût de la vie. Le salaire moyen d'un juriste de PME est de 15% supérieur en Ile de France. Il n'est que de 7% pour les entreprises dont les entreprises dont le chiffre d'affaires se situe entre 1 et 10 milliard de francs pour passer à 30% pour les entreprises de plus de 10 milliards de chiffres d'affaires.
| Mini | Maxi (KF) | |
| Directeur Juridique | 515 | 1016 |
| Chef de service juridique | 259 | 568 |
| Responsable du contentieux | 185 | 339 |
| Juriste | 210 | 483 |















